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samedi 1 octobre 2011

Pourquoi est ce que je m'emmerde à faire (encore..) de la politique ?

Je suis tombé dedans il y a longtemps.

D'abord les foufurieux que j'adore m'ont amené à l'écologie.

gp 40 ans

C'était juste après l'affaire du Rainbow Warrior. Puis il y a eu l'affaire d'Ouvéa

Ecologie, autonomie des peuples, les bases étaient là. Merci Msieu Mitterand, grâce à toi j'ai compris que le pouvoir amenait la mort.
Ah, j'ai aussi appris que j'appellerais tout le monde Msieur ou Mdame. Les titres, les honneurs, les croix de guerre, ou les palmes, les monseigneurs, les chef, les mon général...non, moi c'est Msieur ou Mdame...Un Comorien dans la misère = un chef de multinationale multimilliardaire = un général = un ce que vous voulez. Seul ce qui est l'homme m'intéresse.

Je n'ai jamais aimé les chefs, je n'ai jamais aimé les guerriers, je crois en la sagesse du collectif, je me bats pour limiter (pas annihiler, mettre à une limite raisonnable) le pouvoir des individus, qu'il soit économique, militaire, ou politique.

J'ai eu la chance de voir beaucoup de choses dans la vie.

Des filles jouant au football sur une plage à Madagascar. La joie, le bonheur d'enfants.

enfants mada

Et à quelques centaines de mêtres, d'autres, adultes et enfants, cassaient des cailloux avec un marteau pour survivre....à deux pas des hôtels de luxe ou les touristes européens, mâles blancs de plus de 50 ans, venaient abuser de prostituées trois fois plus jeunes....

marteau malgache

Vous pouvez lire ici une petite histoire de cailloux malgaches...

Saloperie de monde, tellement englué dans sa mesquinerie, ses égoïsmes, à qui faire confiance ?

L'homme ment, asservit, exploite, pille, tue, viole...l'enfer du décor est partout... Pauvreté, misère, exploitation, devant chez toi, devant chez moi, chez eux, chez nous. Précarité énergétique, déficience alimentaire...mort de faim, mort de froid, mord dans le sud d'une maladie soignée dans le nord, mort car l'argent est parti dans les armes, pas les remèdes...

Jennifer a dans ses yeux l'espoir d'un monde meilleur:

J'ai vu Johannesburg, Soweto, et bien d'autres bidonvilles...ici aussi il y a des bidonvilles...face à cet immeuble ou grossissent les cadres sup, où se garent les voitures de luxe, où paradent ceux qui gaspillent.

La colère n'est pas un moteur suffisant pour faire de la politique, mais c'est un moteur majeur. Alors je décide de garder ma colère, qu'elle me donne l'énergie de lutter contre les tyrannies, les baronnies, les exploiteurs de tout genre...

Je vais donc continuer à faire de la politique, et je vais garder mon exigence de loyauté, de transparence, de travail pour le bien commun... et je vais continuer à ne pas être élu, trop gênant, trop décalé, trop en rupture avec le système en place, trop violent car le monde ne veut bouger qu'à petits pas, dans la sécurité...

Je vais continuer car je ne sais rien faire d'autre que de continuer à y croire...

mercredi 16 mars 2011

En temps de guerre, on exécute les pacifistes, en temps de catastrophe nucléaire on exécute les écologistes


Sérieux, précision et responsabilité, c'est tout ce qui manque à notre gouvernement et à bien d'autres élus en ce moment...

La catastrophe de Fukushima est en cours... Au drame infligé par la nature s'ajoute un drame causé par l'homme. Si nous ne pouvons que constater avec compassion le premier, nous ne pouvons que hurler notre colère sur le deuxième.

Certains expriment que les écologistes seraient "indécents" de poser la question du nucléaire en ce moment...sauf que cette question ils la posent depuis 40 ans. A une opinion largement assourdie et aveuglée par la communication des médias et des groupes industriels nous expliquant tous les bénéfices et l'absence de risque de cette énergie.

nuke
L'indécence absolue, c'est que ceux là, qui sans le moindre doute continuent à affirmer leurs certitudes en l'invulnérabilité de "nos" centrales "100% françaises donc les meilleures du monde", ne se sentent jamais en rien responsables des morts causées par cette technologie mortifère, où d'autres équivalentes, et détournent le sujet en évoquant l'indécence de ceux qui, antinucléaristes de longue date, soudain sont vus et entendus.


J'ai mal et je suis en colère. Mal de voir ces vies détruites, en colère de voir nos dirigeants préférer sauver leurs certitudes que les vies de ceux qui demain encore souffriront du nucléaire.

2,5% de l'énergie mondiale justifient ils ces risques ? continuer à investir dans l'atome civil: 16 milliards en France pour ITER, 5 milliards pour Flamanville, 1 milliard par an pour le CEA, et couper les moyens du photovoltaïque, refuser les éoliennes car elles ne seraient pas assez "rentables", sacrifier le grenelle de l'environnement sur l'autel du court terme, quel est le niveau de la folie qui nous habite ? Nous sommes à 9 sur l'échelle de Richter de l'inconscience, de la croyance en la science toute puissante, de l'illusion de dominer tout sur notre planète.

J'espère...que Fukishama ne sera pas la catastrophe annoncée. Ce qui permettra l'indécence de nos dirigeants: "on vous l'avait bien dit que ça ne serait pas une catastrophe"...je préfère être insulté et que la catastrophe soit évitée. Je continuerai malgré tout à combattre cette illusion atomique mortifère, quel que soit l'évolution de Fukishama. Pour demain, pour que vivent demain nos enfants dans un monde débarrassé des armes et centrales atomiques, que nous puissions leur léguer un monde plus propre, plus sain, plus viable.


Cela sera difficile. Areva est les puissances de l'argent sont forts: 15 millions d'€ de comm en 2011...à des années lumière des moyens des écologistes...et dire que des régions dirigées par la droite et le PS accordent des subventions au nucléaire qui investit 15 millions en comm...nos impôts paient la communication des nucléaristes...



Donc, haro sur les écolos. Pour défendre l'honneur de nos centrales, pour sauver l'honneur de tous les politiques de droite et de gauche qui ont laissé passer l'opportunité des renouvelables...haro sur les écolos, ces traîtres à l'Arevanation, ces empêcheurs de nucléariser le monde en rond, ceux qui arrivent à mettre le doute dans l'esprit des citoyens, ceux qui disent que des alternatives sont possibles. Exécutez, par tous les moyens, même par la démagogie et les mensonges les plus criants, ceux qui gênent notre conscience...Imaginez, si un jour les gens, ceux qui vivent dans nos pays, se mettaient à penser que la vie vaut plus que les profits...

Là, ça serait une catastrophe...pour eux, et un bienfait pour l'Homme.

mardi 1 juin 2010

Tout est une question d'envie

éolienne

J'ai envie d'aimer. Aimer à la folie, aimer à faire des conneries, aimer et que tout le reste disparaisse derrière cet amour.

J'ai envie de t'aimer. Aimer, aimer, aimer, que ta vie soit belle, que ma vie soit belle, que notre vie soit belle.

J'ai envie de nous aimer. Que notre couple soit beau, qu'il soit sain, qu'il donne envie, qu'il rayonne, qu'il vive.

J'ai envie que tu sois belle. Que tu me donnes envie, que tu me fasses envie, que tu m'émeuves, que tu me rendes jaloux, que tu m'obliges à te plaire, à me battre pour toi.

J'ai envie que tu me stimules. Que tu me donnes envie de changer le monde, que tu aiguises mes appétits, que tu me bouscules, que tu me provoques, que tu ries de moi pour me faire avancer.

J'ai envie que tu joues avec moi. Que tu me fasses rêver, que tu te moques de moi, que tu m'énerves, que tu calmes tout d'un grand éclat de rire, avant de fondre dans mes bras.

J'ai envie de toi. J'ai envie de jouir de toi, que tu jouisses de moi, que nos corps rejoignent nos coeurs et nos esprits dans cette fusion magique qu'est l'amour.

J'ai envie de longtemps. Que l'on continue à se découvrir, à se chercher, à se trouver, à se retrouver, à se reconstruire, à découvrir de nouveaux horizons, ensemble, ensemble.

J'ai envie de quotidien, de baisers le matin, de tendresse au coucher, de regards qui se croisent, de mains qui se touchent, de corps qui s'émeuvent.

J'ai envie de ne lire que les beaux morceaux du passé. De vivre encore ce qui nous a réunis, de rire des douleurs, de construire sur les envies, de réussir sur notre couple.

J'ai envie que tu ries, que tu souries, que tu te sentes belle, que tu aimes, que tu vives, que tu fasses envie, que tu m'aimes, que ta vie soit emplie de mille étoiles qui brillent.

J'aime ton étoile, elle guide la mienne. J'aime ce que tu es, tu me montres l'exemple. J'aime ta force, elle m'impressionne. J'aime tes faiblesses, elles me rendent protecteur.

J'aime. Le corps, le coeur et l'esprit unis, les envies intactes, l'avenir à bâtir. Ensemble.

Mumbai...Incredible Mumbai...Incredible...

Il m'a fallu du temps pour "digérer" Mumbai. Cette ville est elle un avant poste du monde de demain ? Est elle la survivance d'un modèle qui s'essouffle ? Confluent de tant de paradigmes qui s'entremêlent, lieu de mélange incroyable d'histoire, de cultures, de démographie, de mixité, de castes, de richesses, de misère, de violence, de capitalisme, de pollutions....
Mumbai est un lieu, un lieu fort, très fort...Bonne lecture à vous, ce voyage m'a passionné, je ne peux que vous inviter à visiter Mumbai.
Après Mumbai, le regard sur le monde change...
india peace

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jeudi 13 août 2009

Le 5è Continent

Mon 5è Continent. Joie d'enfant, joie sans prétention, juste du plaisir, "que du bonheur...". Si je compte bien tout y est au niveau terrestre, au niveau des mers celà fait 3 Océans, me reste à oser le maillot de bain dans les Océans Arctique et Antarctique ....

TD devant Sydney Opéra Je me suis aperçu par hasard il y a quelques heures, sur un Ferry qui me ramenait vers le centre de Sydney que j’avais accosté sur chacun des 5 continents de cette planète Terre. Après quelques heures de marche pour me faire le plaisir d’une vue sublime sur la grandiose baie de Sydney, je sortais d’admirer les surfeurs à Mainly, magnifique plage du Pacifique et je rêvassais sur le ferry..

5 Continents et 3 Océans...Mais encore ?

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mercredi 17 juin 2009

Les Parisiens du sous sol.

Parisiens avec ou sans soleil.

Banlieue joyeuse le Dimanche sous le soleil. Pique nique musique, joie, rires. Oser se griser d’un peu de vin, puis se rafraîchir d’une eau fraiche, posé sur l’herbe verte face au canal. piknikvillette La Villette sous le soleil est un lieu si vivant, si métissé, la vie coule au milieu des femmes et hommes de toutes couleurs. J’aime ce quartier que l’on dit « populaire », qui vit mille vies, mille cultures, mille histoires ensoleillées.

Que La Villette est belle et gaie les dimanches sous le soleil.

Banlieue triste et grise d’un lundi matin pluvieux, sans soleil, sans travail, sans espoir autre que le jeu de hasard. Salle de café sale, ouverte aux quatre vents, au sol jonché de déchets, au comptoir fatigué ou se posent des hommes éteints. Tristes, ces hommes, nulle étoile dans leurs yeux, nulle envie…

Métro blafard, je ne vois que des femmes et des hommes debout accroupis allongés. Métro glacière en ce 14 Juin ou règnent l’eau si froide, le vent si froid, le béton si froid, la chaleur n’entrera pas aujourd’hui. Pluie salvatrice en certains endroits, ici elle se fait destructrice. Destruction de l’espoir d’une journée au chaud, au sec de l’été. La pluie glacée ramène brutalement aux angoisses de Novembre, rien ne séchera ici aujourd’hui, pas même les femmes et les hommes du métro.

Accroupi le dos contre le mur, il attend. Mais il attend quoi ? Il attend qui ? Sous les rues de Paris, cité rutilante ivre de ses richesses et de son luxe, vit, survit plutôt, le parisien du sous sol, le parisien sans vie.

La nuit tombe, enfin la pluie cesse. Tombent aussi les hommes, écrasés de la fatigue du jour. De câlins en étreintes la soirée sera douce pour ceux qui ont les yeux emplis du bonheur d’être ensemble. De carton en béton la nuit sera courte ou longue pour d’autres, c’est selon…Mais elle sera dure, c’est la seule certitude.

Comment imaginer l’amour, la famille, les amis, rire, comment imaginer la vie quand on vit au sous sol ?

exclusion métro Humanité : essence de l’homme, ensemble des hommes, compassion. Ici l’humanité est bafouée, ces hommes sont privés de leur essence, de leur vie, ne font plus partie de l’ensemble. Passant, tu ne peux que te révolter en croisant ces êtres du sous sol. Je sais que ton regard est triste, que souvent tu ne veux plus car tu ne peux plus voir. Seul, face à cette misère si nombreuse, tu ne peux rien…

La solidarité doit s’organiser, nous avons élu des femmes et des hommes pour cela. Pour qu’ils construisent une société pus juste, plus humaine. Notre humanité doit nous contraindre, il n’y a pas d’alternative, à aller vers plus juste, plus équitable.

Que l’on soit bien clairs entre nous : nous ne vous avons pas élus pour favoriser telle ou telle catégorie, mais bien pour construire un rempart à l’égoïsme et à l’exploitation de l’homme par l’homme, pour canaliser la violence économique et permettre à chacun de vivre dignement, à l’air libre.

Nous en avons les moyens. Les dépenses militaires ont battu tous les records en 2008 : 1 464 milliards de dollars…une augmentation de 45% en 10 ans. Et nous ne savons pas loger, instruire, nourrir, intégrer, soigner ceux que la société malmène.

Mesdames et Messieurs les élus, vous savez, vous êtes maintenant responsables, vous pouvez et devez changer ces injustices, changer les priorités de notre société. Chacun doit avoir sa part de soleil, le carton ne peut servir de lit chaque soir, les couloirs du métro ne sont pas une chambre convenable..

Voiles sur l'Océan

boat on mada

Flotte ici un parfum de douceur, la nostalgie d’une image si belle, une sensation entre Terre et Mer

Posé sur la Terre, sur une terrasse face à la Mer, j’observe ces Voiles sur l’Océan.

Sublime ballet, d’ici tout est si beau.

Les voiles déchirées sont en osmose avec le Pays tout entier, elles flottent et survivent avec majesté sur Mer.
Pendant que les hommes vivent, miracle au quotidien sur cette Terre si pauvre, les coques flottent…

Ces bateaux pourraient voler tels les paille en queue, tournoyer au dessus des flots là bas sur l’horizon, s’évanouir dans le couchant.

Y a-t’il vraiment des hommes pour les gouverner, ces morceaux de bois, de toiles et de cordages assemblés ?

Ce ballet est il réel ou est il le fantasme né de la présence si forte d'une histoire tellement proche dans ce pays magique ?

Tout semble surgir d’un ailleurs, d’une dimension jusqu’alors inconnue de l’espace et du temps, tout se percute, tout est perturbé…

boats on madaVoiles sur l’Océan, Madagascar semble aussi une Mer.

Presque chaque jour je suis venu admirer ces coques qui voguaient entre Ciel et Mer. Chaque fois la même sensation d’un monde qui naît, d’un univers entier qui s’écoule devant moi dans la douceur la plus extrême. Je ne savais pas que l’on pouvait rêver devant une image, qu’un moment pouvait projeter autant d’émotions.

Madagascar est un lieu magique, un lieu ou l’histoire et le présent se mélangent, ou la Mer entre dans la Terre et se mélange au Ciel, ou l’homme peut encore être un Homme…

Puisses-tu, Madagascar, vivre longtemps et apaiser tes souffrances. Puisses tu nourrir tes filles et tes fils, leur enseigner le monde et leur laisser leur Humanité, leur sourire, leur bonté.

Il y a des mondes riches, il y a des mondes beaux. Madagascar est une perle, ne l’abîmons pas plus, s’il vous plaît..

Cailloux malgaches

Cailloux malgaches

Des hommes, des femmes, assis...

cailloux malgachesDevant eux, des gros cailloux, dans le sac près d’eux, des petits cailloux. Entre les 2, leurs mains et leur outil, une massue…

Vous l’avez compris, ils cassent des cailloux. Des cailloux récoltés quelques centaines de mètres plus loin, le long de la falaise. Avec une pierre jetée sur la paroi, ils provoquent un éboulement, puis ils ramassent…

Nous sommes en Mai 2009, la crise mondiale frappe, les gouvernements soutiennent les banques, l’industrie automobile, à coups de millions de dizaines de millions de centaines de millions, d’euros ou de dollars.

Pendant que d’autres cassent des cailloux pour manger, simplement manger. Un toit ? Je ne sais comment qualifier l’endroit ou ils vivent. Des aides ? Néant...Un soutien ? Non...

Ces cailloux finiront sur une route construite à quelques kilomètres par Colas, ou dans les fondations d’un hôtel pour touristes en mal de dépaysement.

Dans la chaine de production de valeur ajoutée, le producteur de cailloux semble bien désemparé, bien seul pour lutter contre les empires qui achètent sa production. La loi de l’offre du faible et de la demande du puissant…Le monopole de la construction des routes face à la faim et la peur d’avoir encore plus faim, de mourir de faim…L’un est garanti de son paiement par les impôts des européens car le projet est soutenu par l’Europe, l’autre n’a qu’une garantie : être soumis…

Fatalité ? Il n’y a pas de fatalité, il n’y a qu’emprise du fort sur le faible, avec le regard bienveillant des possédants, des financeurs…cailloux malgaches outils

La réduction des inégalités et la préservation de notre planète sont les deux questions centrales de notre siècle qui s’annonce. Ils devront être le fil conducteur de chaque loi, chaque évolution. Comment repartir sans garder au fond de soi l’image de ces cailloux…je n’ai pas osé regarder les hommes et les femmes qui travaillaient à les casser, je n’ai pas osé sourire aux enfants dans ces campements…

J’ai du mal à me regarder en face parfois quand je pense à eux. Je ressens souvent de la haine pour les hommes qui ont construit cette iniquité, je ne comprends pas comment on peut décider sciemment que cela continue…

Tant qu’il y aura un homme qui casse des cailloux dans ces conditions, je ferai de la politique…

mardi 16 juin 2009

Lecture très personnelle d'une oeuvre de Nelson Boyer

sculpture nelson boyerŒuvre de Nelson Boyer – île de La Réunion
http://sculpture.canalblog.com/

Relève la tête, relève toi, regarde les dans les yeux. Laisse échapper ta haine, laisse monter la colère, laisse toi envahir de ce goût du sang dans la bouche, prémisse de la fulgurance du coup, des coups…

Rien ne peut te résister, rien ne pourra t’arrêter que la mort ou la folie, tu es trop loin, tu ne peux plus revenir.

Laisse glisser sur toi l’ombre de la mort, passagère de la nuit et du jour qui désormais sans cesse t‘accompagnera.

Jamais plus ils ne pourront te tourner le dos, de toi ou d’eux il faudra bien un vainqueur, visage souriant et blafard, enragé de souffrance reçue donnée distribuée encaissée, rage rage rage, que de haine, que de rage, que de violences…

La torture est trop facile, c’est un combat d’hommes, de violences tant contenues qui soudain explosent ta tête, ton cœur, ton âme, ton corps.

J’ai mille vies, je règne au milieu des faibles, souffle court au milieu des esclaves de leurs peurs, de leurs désirs, de leurs amours.

J’ai mille envies, de puissance et de douceur, d’amour et de repos, puissé-je souffler un jour, une heure, un instant.

Je veux vivre en paix, assurer la tranquillité des miens, pouvoir jouer avec eux dans les méandres de la vie, repousser leurs doutes et leurs angoisses, les regarder se bercer d’illusions de bonheur et d'extraits d’amour.

L’injustice règne en maître, que n’ai-je pu su voulu vivre paisiblement, sans utiliser la bête qui est en moi, pourquoi suis-je ici ?

Merci, je suis à ta merci. Ca me rend fou. Ne me tourne pas le dos,

Merci d’être ici, laisse moi approcher, laisse moi m’endormir entre tes cuisses, goûter au repos ultime.

Je ne sais pas je ne sais plus. Je veux rester m’enfuir. Je t’aime je les hais. Je n’ai jamais tué un homme je ne les laisserai pas te toucher. Vie et mort, mort ou vie, haine amour sang tout reste comme avant.

Je vais lever la tête, je vais me lever, je vais….

dimanche 8 mars 2009

Apartheid....

Lever de soleil sur la brousse africaine, perché au-dessus d’Olifants River…La vue porte au delà du possible, la Réunion toute entière, l’île ou je vis essentiellement, tiendrait dans ce point de vue. On naît, on est, on reste tout petits face à de tels endroits, on se rend compte de notre vanité…la Terre nous survivra. Elle vient brutalement de me le rappeler.

La puissance de la nature à chaque instant ici se révèle, m’éblouit…

La rencontre de la Hyène. Ce face à face dans la nature hier, fut une révélation. Je ne savais pas que pouvait exister une telle puissance, une telle férocité. Hommes des villes, nous ne pouvons que trembler et fuir, cette Terre nous échappe.

Je suis vivant, très vivant…Ici tout est vie, je redécouvre la Terre…une autre Terre. C’est éblouissant, rassurant, destabilisant. Le monde est si multiple, complexe, souvent nous en sommes si loin.  Nous le piétinons sans le regarder, sans l’aimer, sans même souvent nous rendre compte qu’il existe…

J’ai aimé cette nouvelle rencontre avec la Terre.

Je retourne chez les Hommes. Nombreux sont ceux qui vivent, nombreux sont ceux qui survivent,  nombreux sont ceux qui ne font que passer sans s’arrêter, sans regarder, sans vraiment vivre.

Il est des rencontres importantes, nul doute que je me souvienne longtemps de l’Afrique du Sud, de sa beauté, de sa Nature, de sa violence.

 

Rencontre duale : Humanité, inHumanité….en un même lieu, en un même temps, avec les mêmes personnages. Le théâtre de l’histoire ici s’est déchaîné, dans tous les sens de ce mot. Folie meurtrière, folie dévastatrice, folie de l’espoir, in fine la folle Utopie a vaincu, quelle leçon d’Humanité nous donne ce peuple Noir…

 

Déambulant dans le centre ville de Johannesbug…Regard éperdu en marchant seul dans le centre piétonnier de Prétoria… La même sensation deux fois : pas un blanc à l’horizon pendant des dizaines de minutes, une foule Noire qui me  croise, souvent indifférente, parfois un regard interrogateur.

Alors un sentiment de gêne, de ne pas être tout à fait à ma place, l’histoire me fait blanc, si blanc…je suis au cœur de l’Histoire.

Musée de l’apartheid. Apartheid, pour moi avant c’était un mot, un concept, un ailleurs...

Ici on le touche du doigt, on le voit, on le vit…Quelle violence. L’homme est le pire des animaux. Il ne fait pas que tuer, il humilie, il brise, il sépare les familles, il emprisonne. Il est injuste, inéquitable, arbitraire….

Réconciliation. L’Homme Noir a voulu et réalisé la réconciliation. Quelle Force, Quelle leçon d’Humanité. répondre à tant d'années de haine par la réconciliation, chantée et dansée à la face du pouvoir des armes.

 

Apartheid…partout…au Rwanda, en Israel/Palestine, en Tchetchénie,  aux Minguettes, en Amérique, au Chaudron. Apartheid ethnique, apartheid économique, apartheid religieux....Tout prétexte est bon pour rejeter, exploiter.

Aliénation de l’homme par l’homme

Putréfaction des sentiments d’humanité

Arbitraire violent, meurtrier

Réconciliation, peut être, mais sans oubli ni pardon

Tuerie infâme d’enfants, de vieillards sans défense

Humanité ? Le chacal a plus d’égards pour ses enfants…

Evolués ? Et pourquoi pas civilisés ? Non, ces hommes sont n'en sont pas...

Injustifiable….Injustifiable…Injustifiable….Injustifiable

Détresse, Désespoir, Destruction,  cependant ils Dansent, ils ont le Don de la Vie…

mercredi 14 janvier 2009

Que 2009 soit une année de sourires

Que 2009 soit une année de sourire

samedi 31 mai 2008

Envie de deux

volcanJ'ai envie de vivre, j'ai envie de revivre, j'ai envie de ne plus simplement survivre... J'ai envie d'être ivre, ivre de joie, ivre de toi, ivre de moi, ivre, ivre... J'ai envie de toi, j'ai envie de nous, j'ai envie, envie , envie...

L'amour dispute la place à la noirceur dans cette nuit étoilée. Le rêve veut surgir, il est pourtant épuisé, presque usé, mais il reste présent, il est juste sous la peau, prêt à se répandre sans partage dans les fils de mon esprit et de mon coeur.

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dimanche 20 janvier 2008

Chassons donc cette famille comorienne de...chez elle...

Photo(Gael Herissé): manif contre l'expulsion de sans papiers
manif sans papiers La révolution française à inauguré en 1789 l'âge des Etats Nations fondés sur le principe de la souveraineté du peuple. Cette révolution politique a entraîné la naissance de territoires strictement délimités par des frontières rigides, à l'intérieur desquellles vivent des communautés de citoyens disposant de droits que l'état garantit et qu'il protège contre les menaces extérieures.

La révolution industrielle a provoqué une fomidable mobilité des hommes, de par la recherche de matières premières, de main d'oeuvre, de marchés, et d'échanges sur la recherche.

Avec la mondialisaton, les individus se déplacent de plus en plus vite, sont de plus en plus nombreux à le faire, portés par la nécessité ou l'envie.

Portés par l'envie pour les riches ou fils de pays riches qui peuvent s'installer ou bon leur semble sur la planète. On s'enthousiasme et s'enorgeuillit devant ces français qui réussissent au bout du monde, on les montre en exemple.

Portés par la nécessité pour la masse des autres. Et à eux il faudra papiers, emploi, montrer mille fois patte blanche, lutter contre mille formes de discriminations pour vivre en paix. Et souvent repartir menottes aux poignets, ou être dans des camps de rétention, emprisonnés comme des criminels qu'ils ne sont pas.

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mardi 8 janvier 2008

happy nous hier, happy nous demain ?

mayotte-by-night.jpg

Il est de tradition de souhaiter...

Alors je vous souhaite à tous beaucoup de bonheur...

En particulier à tous ceux qui vont souffrir de lois iniques, de règlements barbares, de notre manque d'humanité.

Pour moi, merci, j'ai déjà trop de tout...

Je vous livre un de mes rêves, en cadeau, une plage de Mayotte la nuit.

Quelques hommes, femmes et enfants sont morts entre le 31 Décembre et le 1er Janvier, entre les Comores et Mayotte...A ceux qui vont encore mourir dans les kwassa kwassa, je ne peux que souhaiter la vie la plus douce d'ici là.

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mardi 25 décembre 2007

Je suis au Bout d'Un Monde

Ma Vie est au bout d'Un Monde.

Quand je vivais Là Bas je croyais que le Bout du Monde était sûrement une île perdue au fin fond de l’Océan Indien.
Maintenant que je vis sur une île au cœur de l’Océan Indien, je me rends compte que le Monde à plusieurs Bouts...

Le Bout du Monde, le Bout de ton Monde, le Cœur du Mien, chacun met son Cœur la ou il le souhaite.
Chacun met sa Vérité ou Bon lui semble, voit le Monde avec ses Oeillères, s’enferme dans ses Certitudes.
Chacun s’enclos dans son Univers, se rassure de ses Délires…. et disparaît un jour, sans laisser de Traces.
Enfin, il paraît !

Chienne de Vie, ou tout savoir, avoir raison sur tout, ne suffit pas à la prolonger, ni même à Vivre Mieux.

lundi 24 décembre 2007

Volez.....

Puissiez-vous là haut connaître ce sentiment de liberté qu'ici bas on nous refuse 0c_-dos-d_ane1.jpg

ambre en vol

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dimanche 23 décembre 2007

tortures


La nuit rôde, le désespoir frôle la noirceur de l'âme, la vie se colle dans tous les interstices, ce soir l'ombre va tuer la lumière

douleur
la douleur fait reculer la limite
la douleur irradie mon cerveau, cerveau sans doute malade, la folie commencé à germer

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mardi 27 mars 2007

Voyage en Utopie

Je revendique mon Utopie.

Vous aurez beau hurler, crier, menacer, m'asséner toutes vos vérités, tout ce que vous nommez contraintes, votre sacré principe de "réalité", vous n'atteindrez pas mon Utopie

OcAmbEtranger.gif

Océane
&
Ambre,







Thomas More a inventé ce néologisme, tiré du substantif grec Topos et du préfixe U, négation. Il entend ainsi désigner le non-lieu, le lieu qui n'existe pas encore, le monde qui n'existe pas encore.

Mon Utopie c'est la justice et le partage universel dans le respect de Gaïa. Il n'y a point de races, il n'y a que des cultures. Il n'y a qu'une histoire, un début et une fin communes

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mardi 9 janvier 2007

Ils meurent et tout le monde s'en fout..

2 morts et 19 disparus dans le naufrage d'un bateau au large de mayotte le 08 janvier 2007

Deux clandestins ont péri et 19 autres sont portés disparus après le naufrage lundi, près de l'île française de Mayotte, d'une embarcation de clandestins venant de l'île voisine d'Anjouan (Comores).
Quatre des immigrés clandestins ont échappé à la mort.
L'embarcation transportait au total 25 personnes, a précisé la préfecture de Mayotte. Le bateau a fait naufrage très tôt lundi au large de Papani, localité située sur la Petite Terre, une partie de cette île française de l'Océan Indien. Ce sont deux des rescapés - deux femmes - qui ont donné l'alerte, tandis que les deux autres ont pris la fuite en arrivant à Mayotte, pour échapper aux services de police. (D'après agence)

Cette information n’intéresse quasi personne

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mardi 26 décembre 2006

Le Père Noël ne passera pas à Mayotte

Selon la presse locale, "aux 12 000 reconduites à la frontière exécutées cette année par les forces de l’ordre présentes dans l’île au Lagon, la Direction centrale de la police aux frontières, et sa vigilante « sous-direction de la lutte contre l’immigration irrégulière », viennent de donner pour instruction d’exécuter, d’ici la fin de l’année, 900 autres interpellations de clandestins."

Au même moment, à Calais, des hommes vivent Noël dans la rue.

Au même moment, Mélanie RASOANOSOLO, est expulsée de France à Madagascar, laissant sa fille de 3 ans à plus de 10 000 kms d'elle. Au même moment, en Irak, au Darfour, en Tchétchénie, en France, aux Etats Unis, des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards meurent de faim, de guerre, de maladie....

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