Je suis tombé dedans il y a longtemps.
D'abord les foufurieux
que j'adore m'ont amené à l'écologie.

C'était juste après l'affaire du Rainbow Warrior.
Puis il y a eu l'affaire
d'Ouvéa
Ecologie, autonomie des peuples, les bases étaient là. Merci Msieu
Mitterand, grâce à toi j'ai compris que le pouvoir amenait la mort.
Ah, j'ai aussi appris que j'appellerais tout le monde Msieur ou Mdame. Les
titres, les honneurs, les croix de guerre, ou les palmes, les monseigneurs, les
chef, les mon général...non, moi c'est Msieur ou Mdame...Un Comorien dans la
misère = un chef de multinationale multimilliardaire = un général = un ce que
vous voulez. Seul ce qui est l'homme m'intéresse.
Je n'ai jamais aimé les chefs, je n'ai jamais aimé les guerriers, je crois
en la sagesse du collectif, je me bats pour limiter (pas annihiler, mettre à
une limite raisonnable) le pouvoir des individus, qu'il soit économique,
militaire, ou politique.
J'ai eu la chance de voir beaucoup de choses dans la vie.
Des filles jouant au football sur une plage à Madagascar. La joie, le
bonheur d'enfants.

Et à quelques centaines de mêtres, d'autres, adultes et enfants, cassaient des cailloux avec un marteau pour survivre....à deux pas des hôtels de luxe ou les touristes européens, mâles blancs de plus de 50 ans, venaient abuser de prostituées trois fois plus jeunes....

Vous pouvez lire ici une petite histoire de cailloux malgaches...
Saloperie de monde, tellement englué dans sa mesquinerie, ses égoïsmes, à qui faire confiance ?
L'homme ment, asservit, exploite, pille, tue, viole...l'enfer du décor est partout... Pauvreté, misère, exploitation, devant chez toi, devant chez moi, chez eux, chez nous. Précarité énergétique, déficience alimentaire...mort de faim, mort de froid, mord dans le sud d'une maladie soignée dans le nord, mort car l'argent est parti dans les armes, pas les remèdes...
Jennifer a dans ses yeux l'espoir d'un monde meilleur:
J'ai vu Johannesburg, Soweto, et bien d'autres bidonvilles...ici aussi il y
a des bidonvilles...face à cet immeuble ou grossissent les cadres sup, où se
garent les voitures de luxe, où paradent ceux qui gaspillent.
La colère n'est pas un moteur suffisant pour faire de la politique, mais
c'est un moteur majeur. Alors je décide de garder ma colère, qu'elle me donne
l'énergie de lutter contre les tyrannies, les baronnies, les exploiteurs de
tout genre...
Je vais donc continuer à faire de la politique, et je vais garder mon exigence de loyauté, de transparence, de travail pour le bien commun... et je vais continuer à ne pas être élu, trop gênant, trop décalé, trop en rupture avec le système en place, trop violent car le monde ne veut bouger qu'à petits pas, dans la sécurité...
Je vais continuer car je ne sais rien faire d'autre que de continuer à y croire...



Je me
suis aperçu par hasard il y a quelques heures, sur un Ferry qui me ramenait
vers le centre de Sydney que j’avais accosté sur chacun des 5 continents de
cette planète Terre. Après quelques heures de marche pour me faire le plaisir
d’une vue sublime sur la grandiose baie de Sydney, je sortais d’admirer les
surfeurs à Mainly, magnifique plage du Pacifique et je rêvassais sur le
ferry..
La Villette sous le soleil est un lieu si
vivant, si métissé, la vie coule au milieu des femmes et hommes de toutes
couleurs. J’aime ce quartier que l’on dit « populaire », qui vit mille
vies, mille cultures, mille histoires ensoleillées.
Humanité : essence de l’homme, ensemble des hommes, compassion. Ici
l’humanité est bafouée, ces hommes sont privés de leur essence, de leur vie, ne
font plus partie de l’ensemble. Passant, tu ne peux que te révolter en croisant
ces êtres du sous sol. Je sais que ton regard est triste, que souvent tu ne
veux plus car tu ne peux plus voir. Seul, face à cette misère si nombreuse, tu
ne peux rien…
Voiles
sur l’Océan, Madagascar semble aussi une Mer.
Devant eux, des gros cailloux, dans le sac
près d’eux, des petits cailloux. Entre les 2, leurs mains et leur outil, une
massue…
Œuvre de Nelson Boyer – île de La
Réunion


La révolution française à inauguré en
1789 l'âge des Etats Nations fondés sur le principe de la souveraineté du
peuple. Cette révolution politique a entraîné la naissance de territoires
strictement délimités par des frontières rigides, à l'intérieur desquellles
vivent des communautés de citoyens disposant de droits que l'état garantit et
qu'il protège contre les menaces extérieures.



