thierrydenys.fr

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 17 juin 2009

Cailloux malgaches

Cailloux malgaches

Des hommes, des femmes, assis...

cailloux malgachesDevant eux, des gros cailloux, dans le sac près d’eux, des petits cailloux. Entre les 2, leurs mains et leur outil, une massue…

Vous l’avez compris, ils cassent des cailloux. Des cailloux récoltés quelques centaines de mètres plus loin, le long de la falaise. Avec une pierre jetée sur la paroi, ils provoquent un éboulement, puis ils ramassent…

Nous sommes en Mai 2009, la crise mondiale frappe, les gouvernements soutiennent les banques, l’industrie automobile, à coups de millions de dizaines de millions de centaines de millions, d’euros ou de dollars.

Pendant que d’autres cassent des cailloux pour manger, simplement manger. Un toit ? Je ne sais comment qualifier l’endroit ou ils vivent. Des aides ? Néant...Un soutien ? Non...

Ces cailloux finiront sur une route construite à quelques kilomètres par Colas, ou dans les fondations d’un hôtel pour touristes en mal de dépaysement.

Dans la chaine de production de valeur ajoutée, le producteur de cailloux semble bien désemparé, bien seul pour lutter contre les empires qui achètent sa production. La loi de l’offre du faible et de la demande du puissant…Le monopole de la construction des routes face à la faim et la peur d’avoir encore plus faim, de mourir de faim…L’un est garanti de son paiement par les impôts des européens car le projet est soutenu par l’Europe, l’autre n’a qu’une garantie : être soumis…

Fatalité ? Il n’y a pas de fatalité, il n’y a qu’emprise du fort sur le faible, avec le regard bienveillant des possédants, des financeurs…cailloux malgaches outils

La réduction des inégalités et la préservation de notre planète sont les deux questions centrales de notre siècle qui s’annonce. Ils devront être le fil conducteur de chaque loi, chaque évolution. Comment repartir sans garder au fond de soi l’image de ces cailloux…je n’ai pas osé regarder les hommes et les femmes qui travaillaient à les casser, je n’ai pas osé sourire aux enfants dans ces campements…

J’ai du mal à me regarder en face parfois quand je pense à eux. Je ressens souvent de la haine pour les hommes qui ont construit cette iniquité, je ne comprends pas comment on peut décider sciemment que cela continue…

Tant qu’il y aura un homme qui casse des cailloux dans ces conditions, je ferai de la politique…

dimanche 8 mars 2009

Apartheid....

Lever de soleil sur la brousse africaine, perché au-dessus d’Olifants River…La vue porte au delà du possible, la Réunion toute entière, l’île ou je vis essentiellement, tiendrait dans ce point de vue. On naît, on est, on reste tout petits face à de tels endroits, on se rend compte de notre vanité…la Terre nous survivra. Elle vient brutalement de me le rappeler.

La puissance de la nature à chaque instant ici se révèle, m’éblouit…

La rencontre de la Hyène. Ce face à face dans la nature hier, fut une révélation. Je ne savais pas que pouvait exister une telle puissance, une telle férocité. Hommes des villes, nous ne pouvons que trembler et fuir, cette Terre nous échappe.

Je suis vivant, très vivant…Ici tout est vie, je redécouvre la Terre…une autre Terre. C’est éblouissant, rassurant, destabilisant. Le monde est si multiple, complexe, souvent nous en sommes si loin.  Nous le piétinons sans le regarder, sans l’aimer, sans même souvent nous rendre compte qu’il existe…

J’ai aimé cette nouvelle rencontre avec la Terre.

Je retourne chez les Hommes. Nombreux sont ceux qui vivent, nombreux sont ceux qui survivent,  nombreux sont ceux qui ne font que passer sans s’arrêter, sans regarder, sans vraiment vivre.

Il est des rencontres importantes, nul doute que je me souvienne longtemps de l’Afrique du Sud, de sa beauté, de sa Nature, de sa violence.

 

Rencontre duale : Humanité, inHumanité….en un même lieu, en un même temps, avec les mêmes personnages. Le théâtre de l’histoire ici s’est déchaîné, dans tous les sens de ce mot. Folie meurtrière, folie dévastatrice, folie de l’espoir, in fine la folle Utopie a vaincu, quelle leçon d’Humanité nous donne ce peuple Noir…

 

Déambulant dans le centre ville de Johannesbug…Regard éperdu en marchant seul dans le centre piétonnier de Prétoria… La même sensation deux fois : pas un blanc à l’horizon pendant des dizaines de minutes, une foule Noire qui me  croise, souvent indifférente, parfois un regard interrogateur.

Alors un sentiment de gêne, de ne pas être tout à fait à ma place, l’histoire me fait blanc, si blanc…je suis au cœur de l’Histoire.

Musée de l’apartheid. Apartheid, pour moi avant c’était un mot, un concept, un ailleurs...

Ici on le touche du doigt, on le voit, on le vit…Quelle violence. L’homme est le pire des animaux. Il ne fait pas que tuer, il humilie, il brise, il sépare les familles, il emprisonne. Il est injuste, inéquitable, arbitraire….

Réconciliation. L’Homme Noir a voulu et réalisé la réconciliation. Quelle Force, Quelle leçon d’Humanité. répondre à tant d'années de haine par la réconciliation, chantée et dansée à la face du pouvoir des armes.

 

Apartheid…partout…au Rwanda, en Israel/Palestine, en Tchetchénie,  aux Minguettes, en Amérique, au Chaudron. Apartheid ethnique, apartheid économique, apartheid religieux....Tout prétexte est bon pour rejeter, exploiter.

Aliénation de l’homme par l’homme

Putréfaction des sentiments d’humanité

Arbitraire violent, meurtrier

Réconciliation, peut être, mais sans oubli ni pardon

Tuerie infâme d’enfants, de vieillards sans défense

Humanité ? Le chacal a plus d’égards pour ses enfants…

Evolués ? Et pourquoi pas civilisés ? Non, ces hommes sont n'en sont pas...

Injustifiable….Injustifiable…Injustifiable….Injustifiable

Détresse, Désespoir, Destruction,  cependant ils Dansent, ils ont le Don de la Vie…

mardi 9 janvier 2007

Ils meurent et tout le monde s'en fout..

2 morts et 19 disparus dans le naufrage d'un bateau au large de mayotte le 08 janvier 2007

Deux clandestins ont péri et 19 autres sont portés disparus après le naufrage lundi, près de l'île française de Mayotte, d'une embarcation de clandestins venant de l'île voisine d'Anjouan (Comores).
Quatre des immigrés clandestins ont échappé à la mort.
L'embarcation transportait au total 25 personnes, a précisé la préfecture de Mayotte. Le bateau a fait naufrage très tôt lundi au large de Papani, localité située sur la Petite Terre, une partie de cette île française de l'Océan Indien. Ce sont deux des rescapés - deux femmes - qui ont donné l'alerte, tandis que les deux autres ont pris la fuite en arrivant à Mayotte, pour échapper aux services de police. (D'après agence)

Cette information n’intéresse quasi personne

Lire la suite...

mardi 26 décembre 2006

Le Père Noël ne passera pas à Mayotte

Selon la presse locale, "aux 12 000 reconduites à la frontière exécutées cette année par les forces de l’ordre présentes dans l’île au Lagon, la Direction centrale de la police aux frontières, et sa vigilante « sous-direction de la lutte contre l’immigration irrégulière », viennent de donner pour instruction d’exécuter, d’ici la fin de l’année, 900 autres interpellations de clandestins."

Au même moment, à Calais, des hommes vivent Noël dans la rue.

Au même moment, Mélanie RASOANOSOLO, est expulsée de France à Madagascar, laissant sa fille de 3 ans à plus de 10 000 kms d'elle. Au même moment, en Irak, au Darfour, en Tchétchénie, en France, aux Etats Unis, des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards meurent de faim, de guerre, de maladie....

Lire la suite...

lundi 4 décembre 2006

…de la terre ou se font les arbres

lesverts.gifPour parler des gens d’ici, faut-il être né ici, avoir grandi ici ? Comment faire lorsque l‘on est un immigré, un déraciné, un nomade ?

Comment faire lorsqu’on est d’un autre monde, lorsqu’on vit un autre monde, lorsque l’on rêve d’un autre monde, ….pour parler des gens qui sont l’ici du moment ?

Je ne sais

Lire la suite...

samedi 23 septembre 2006

migrant

Il espère

Il espère vivre ici

Il espère vivre en Paix

Il espère, tellement, vivre, ici, en Paix.

Il vient de loin

Lire la suite...

samedi 2 septembre 2006

a-humanité

Toutes les 7 secondes un enfant meurt de faim sur cette planète.

Sur une planète qui regorge de richesses, de nourriture, d'eau, de bonheur, certains se gavent à s'en rendre malades, d'autres meurent de manquer de tout.

Lire la suite...