….sauf les familles et les proches de ceux qui sont morts d’avoir voulu une vie meilleure.

Il n’y aura, et encore, que quelques lignes perdues au milieu des journaux de métropole.

Pourtant Mayotte, c’est en France. Imaginez 21 morts en banlieue dans un incendie ou une « émeute », les télés du monde entier se précipiteraient. Mais un mort ne vaut pas l’autre.

Des hommes meurent d’avoir voulu rejoindre Mayotte, île riche selon leurs critères. Imaginez le carnage quand l’argent de l’Europe, d’ici peu, coulera à flots, pour « développer » cette Région Ultra Périphérique, quand l’écart entre Mayotte et les Comores se sera encore creusé.
Qu’on le veuille ou pas, qu’on l’accepte ou le refuse, Mayotte et les îles des Comores sont liées par un destin commun. Les îles sœurs sont peuplées de frères, certes parfois projetés l’un contre l’autre, aveuglés par la vague d’égoïsme qui balaie la planète en ce moment, mais le temps ne changera pas l’histoire, n’éloignera pas les îles.

Mesdames et messieurs les députés européens, les ministres, les gouvernants, Mayotte et les Comores c’est une opportunité fantastique de mettre en œuvre un développement régional qui transcendera les barrières administratives, qui sera l’exemple de ce que peut faire l’alliance de l’intelligence et de l’humanité.

Je crie ma rage de voir des hommes, femmes, enfants, vieillards mourir de la sorte, et que leur mort ne provoque même pas le début d’une interrogation sur le moyen d’évoluer, de sortir de cette situation qui nous fait honte.

Mayotte et les Comores, la vie ou la mort, frères ou ennemis, une bonne partie de la réponse est entre nos mains, alors exigeons que l’aide au développement passe par la case : « je fais » et sorte de la case « je dis », car la vie, la paix, sont à ce prix.

Nous en sortirons tous grandis et fiers. et de nombreux hommes en sortiront simplement...en gardant leur vie, ce qui n'est pas qu'un détail.